Élections du 3 juillet 2011

Yingluck Shinawatra à Kanchanaburi

Yingluck Shinawatra, la candidate du Pheu Thai Party au élections du 3 juillet 2011 va faire campagne dans tout le pays et passera ce lundi 23 mai à Kanchanaburi.

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Yingluck Shinawatra, la candidate du Pheu Thai Party

La numéro 1 sur la liste du parti Pheu Thai a déclaré aux médias [1] qu’elle était prête pour la campagne à l’intérieur du pays .

Elle a précisé que les réunions publiques avec les électeurs pour les informer de la plate-forme politique du parti était plus importante que d’un débat avec l’actuel Premier ministre Abhisit Vejjajiva, chef du Parti démocrate au pouvoir.

« Ma première mission sera de visiter les circonscriptions et de présenter la politique du parti pour le peuple », dit-elle.
Après Chiang Mai, Chiang Rai, Phayao et Lamphun elle devrait se trouver à Kanchanaburi et Ratchaburi ce lundi 23 mai 2011.

Commentant sur l’allégation selon laquelle elle est une marionnette de Thaksin, elle a dit qu’il a été son inspirateur en tant que frère, mais qu’aujourd’hui, elle et son parti sont à même de prendre leurs propres décisions.

Dans son programme Yingluck, si elle est élue PM, elle désire se concentrer sur le système de transport en commun dans la capitale, afin d’assurer un service fiable et pas cher pour les voyageurs [2].


Des élections dans un climat antidémocratique
Le gouvernement actuel ne résulte pas d’élections mais d’une série de décisions extra-électorale ayant débutés par un coup d’État militaire en 2006.

Bangkok a été soumise soit à l’état d’urgence, soit à la loi de sécurité intérieure pendant plus d’un an, en violation des droits civiques fondamentaux. Le nombre de prisonniers politiques a atteint un chiffre record. Les Chemises rouges [3] sont persécutées dans tout le pays, et plusieurs de ses membres ont été assassinés dans des circonstances peu claires. Plus de 400.000 pages du web ont été bloquées en raison de leur contenu « subversif ». Les actions en justice au prétexte de lèse majesté se sont multipliées et les condamnations sont plus nombreuses que jamais.
La Thaïlande a besoin d’élections qui ne soient pas faussées par des décisions judiciaires
La pratique courante d’achat de voix électorales et des politiciens notoirement corrompus, doivent être rejetés et les Thaïlandais doivent poursuivre l’éveil politique de cette dernière décennie.
Il est tout aussi nécessaire de revoir la constitution antidémocratique héritée du coup d’État de 2006. Les clauses de lèse majesté, qui permettent à chaque citoyen de dénoncer arbitrairement des propos jugés offensant pour la monarchie, doivent être clarifiées.

Le pouvoir ne semble pas prendre le bon chemin en emprisonnent les opposants, en censurant les médias. Il est peu probable que la Thaïlande trouve une place qui ne soit pas du à la complaisance américaine [4], au sein des démocraties du monde.

Notes

[1Sur Channel 7

[2C’est un sujet d’actualité et la candidate, a pris, hier 18 mai 2011, au cours d’une réunion du parti de proposer une redevance forfaitaire de 20 THB par voyage sur l’ensemble du réseau ferroviaire de Bangkok et des provinces environnantes.

[3Proches du Pheu Thai

[4C’est un Thaïlandais qui préside le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU alors que RSF classe en 153e le royaume pour la liberté de presse !