Enfants

Trafic des mineurs en Thaïlande

Sous le titre de THAILANDE – Trafic des mineurs contraints à vendre des fleurs et à mendier, phénomène alarmant Chrétienté Info a publié un article [1] de Pak Kred (Agence Fides) sur le travail, accompagné de trafic des enfants en Thaïlande.
Cet article est toujours d’actualité hélas.
Nous vous le livrons ci-dessous. Les Notes sont de la rédaction de la-Thailande
Trafic d'enfants
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– À Bangkok,un grand nombre d’enfants indigents sont loués pour des sommes dérisoires
 [2]
par leurs familles à des trafiquants qui les obligent à demander l’aumône et à vendre des fleurs dans les rues. Selon l’ONG thaïlandaise Stop Child Begging, qui s’occupe du trafic de mineurs, la majeure partie ne sont pas des enfants thaïlandais mais birmans et cambodgiens. Les estimations font état d’au moins mille enfants qui demandent l’aumône et vendent des fleurs dans les villes et les localités touristiques de tout le pays. Le phénomène est alarmant surtout dans la capitale attendu que les autorités ne le considèrent pas comme un problème concernant l’avenir de leurs enfants et de leur société. Elles considèrent ces enfants simplement comme des mendiants alors qu’il existe également des jeunes des deux sexes contraints à se prostituer ou qui deviennent eux aussi des trafiquants. L’United Nations Inter-Agency Project on Human Trafficking (UNIAP) a indiqué que l’on ne sait pas exactement combien de mineurs sont impliqués dans ces faits mais que le problème est important. Selon le responsable de l’UNIAP pour le sud-est asiatique, les enfants sont loués ou vendus par leurs propres familles ou par des tuteurs puis contrôlés afin qu’ils rapportent. En outre, souvent, avec ou sans leur permission, ils deviennent victimes du trafic qui n’est autre que le recrutement dans le seul but de l’exploitation. Le tarif le plus commun pour un enfant est de 25 USD [3] par mois. Selon le Département d’État américain, la Thaïlande demeure source, destination et pays de transit du trafic d’êtres humains – hommes, femmes et enfants. La majeure partie des victimes identifiées provient de pays voisins tels que le Myanmar, le Cambodge et le Laos. (AP) (Agence Fides 05/06/2012)


Cet article est purement factuel il n’aborde pas le fond du problème : faut-il leur acheter des fleurs, des insectes en feuille de bambou, ou bien les priver ainsi que leur famille d’un maigre revenu.
Faut-il agir concrètement en se basant sur les conséquences du refus d’achat ou avec de grand principes moraux jeter les enfants avec l’eau du bain mondialiste ?
À chacun sa réponse, personnellement, je préfère aider un enfant à survivre, quitte à entretenir le trafic. Lutter contre les trafiquants et les trafic d’enfants est un leure, il faut lutter contre la misère et le système économique néolibéral.

P.-S.

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Notes

[1Le 5 juin 2012

[2Il est difficile de voir ce qu’entend l’auteur de l’article sur ce qui est dérisoire dans un univers de pauvreté.

[325 USD représentent un peu moins de 800 THB. Ce chiffre ne tient pas compte des rémunérations en nature.
Ce chiffre me semble fantaisiste. Dans une province comme Kanchanaburi, les trafiquants offrent un forfait de 80 USD (2.500 THB) au femmes réfugiées birmanes (vivant dans le district de Sangkhlaburi. avec un versement mensuel de 60 USD (1.900 THB) par mois pour vendre des fleurs dans la capitale thaïlandaise. L’accord de location de l’enfant porte en général sur trois mois. Ce n’est pas beaucoup pour ces mères birmanes ayant de nombreux enfants à élever mais c’est plus que 25 USD. L’alternative est souvent réduite entre ce trafic d’êtres humains pour la mendicité, la prostitution ou le travail comme esclaves dans des usine et des rizières. Lire l’articleEsclavage dans une usine thaïlandaise