Éléphant thérapie

Témoignage émouvant

Nous avons évoqué sur ce site, l’expérience novatrice de François Collier avec le concept d’éléphant-thérapie. Bien que ce témoignage ne rentre pas dans cette pratique, il montre à l’évidence l’effet bénéfique d’une telle approche.
Ganeshapark a reçu un témoignage émouvant d’un de ses visiteurs. Nous vous le livrons ci-dessous.

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Thomas flirtant tendrement avec l’éléphante

Voici le mail relatant notre lointaine virée envoyé aux copains avec la photo de Thomas flirtant tendrement avec votre cadette

...Oui, au sein de notre petite tribu, chacun y va, après moult tâtonnements, de sa propre automédication psychosomatique face à l’angoisse occasionnée par la déficience intellectuelle de Thomas, notamment en périodes de pointe !...

Thomas, tout à son originalité, vient d’expérimenter un concept peu banal pour enrayer ses peurs, ne serait-ce que momentanément (...mais nous sommes déterminés à nous en servir désormais de levier) lors de notre très récent voyage en Thaïlande  : réussir à dompter sa frayeur en faisant corps avec une masse vivante de deux tonnes, puissante et paisible à la fois, quoique imprévisible par essence...
Par bouche à oreille, j’ai eu connaissance d’un français et sa famille installés près de la frontière birmane, disposant de deux éléphants femelles [1] (moins impétueuses que les mâles et moins potentiellement dangereuses car dépourvues de défenses) dont une trop vieille pour l’éreintant travail forestier et délaissée par ses anciens propriétaires. Il a mis en place depuis quelques mois le moyen de vivre de sa passion et d’en vivre financièrement, d’entretenir ses deux pachydermes paisiblement avec leurs indispensables promenades en forêt et leurs deux bains quotidiens dans le lac : n’acceptant qu’une famille de 4 ou 5 membres maximum ou deux couples pendant une journée entière au contact de ces attachants animaux, entourée par deux nuits sur place au bord du lac et deux soirées chaleureuses et instructives, il est loin de ce tourisme de masse où des dizaines d’Occidentaux se font trimballer dans des nacelles par des éléphants soumis à une cadence effrénée et enchaînés très court la nuit, exotisme dommageable auquel je me suis toujours refusé de participer lors de mes nombreuses venues en Extrême Orient....
Très réticent le matin, Thomas s’est fait violence l’après-midi...et en est ressorti grandi !...Le hisser, vu son manque de coordination et de souplesse, ne fut pas une mince affaire, mais une fois en croupe, il était devenu le roi du monde, fier et rayonnant !...Ah, son rire lorsque sa joueuse monture nous désarçonnait dans le lac et qu’il bataillait ferme pour remonter sur ce facétieux mastodonte refaisant surface !
Ce fut, à mon sens, l’apogée de notre court séjour (12 jours), le reste (temples, plages et autres cocotiers) relevant de l’exotisme anecdotique, certes pas désagréable, je ne le nie pas.
Voilà, ceci constitue ma modeste contribution en cette période festive : un petit conte de Noël, un tant soit peu déjanté ! C’est évidemment l’occasion de vous souhaiter à tous le meilleur pour l’année à venir...