Fait de société

Esclavage dans une usine thaïlandaise

Ce sont 150 travailleurs birmans qui travaillaient dans usine des environs de Bangkok qui ont été découvert et secourus le mardi 15 mai 2012. Ils étaient réduits à l’esclavage et prisonniers de leur employeur depuis 24 mois.

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Travilleur birman manipulant des crevettes

Un des travailleur est parvenu à s’échapper des locaux où il était séquestré. Il a alerté l’Association des Birmans de Thaïlande qui a fait appel à la police thaïlandaise. Cette dernière dont l’intégrité est bien connue leur a expliqué ne pouvoir rien faire sans preuve concrète.
L’ex esclave est revenu aux abords de son usine de traitement de crevettes à Maha Chai, dans la banlieue Bangkok, prendre des photos et filmer l’endroit. Une fois ces éléments remis à la police et surtout à une agence de l’ONU, le propriétaire, les contremaîtres birmans et les agents de sécurité de l’usine ont été interpellés. Près de 150 Birmans, certains enfermés depuis 24 mois, ont été libérés.
Human Rights Watch (HRW)
a plusieur fois alerté la caommunauté internationale sur la situation des esclaves birmans en Thaïlande et de la complicité des force de l’ordre en déclarant par exemple :

« Les violations des droits de l’homme face quotidiennement par les travailleurs migrants, notamment les attaques violentes et d’assassinats par les forces de sécurité gouvernementales et les particuliers, l’usage extensif de la torture et les mauvais traitements en détention, les sévices sexuels, généralisées des droits du travail des abus, et l’extorsion généralisée. »

Ces hommes étaient de véritables esclaves, contraints de travailler vingt heures par jour sept jours par semaine, privés de soins médicaux et soumis à la brutalité des contremaîtres. « Quand je suis sorti de l’usine, j’ai eu l’impression de passer de l’enfer au paradis », a confié l’un d’eux au webzine Irrawaddy.
de nombreux déshérités originaires de Birmanie, du Cambodge, du Laos, de Malaisie, de Chine... viennent tenter leur chance en Thaïlande. Faute de papiers en règle, ils sont exploités par des patrons thaïlandais, que ce soient dans des usines, sur des plantations ou des bateaux de pêche [1]Les organisations aidant les ouvriers immigrés estiment ainsi que plus d’un million de Birmans, dont la moitié en situation irrégulière, travaillent aujourd’hui en Thaïlande.