Film de David L. Cunningham

Chungkai, le camp des survivants (To End All Wars)

Chungkai, le camp des survivants (To End All Wars) est un film réalisé en 2001 par David L. Cunningham
 [1].

Chungkai, le camp des survivants est une adaptation des mémoires du capitaine Ernest Gordon (1916-2002). <dzns sont titre anglais le rilm déclare clairement ses intentions : mettre fin à toutes les guerres.
Photo du film Chungkai, le camp des survivants (To End All Wars)

Les soldats britanniques des Argyll and Sutherland Highlanders sont à l’origine du livre d’Ernest Gordon [2]. Prisonniers de guerre des Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, ils endurèrent des traitements inhumains. Il furent utilisés comme des esclaves pour la construction de la Voie ferrée de la mort à travers la jungle siamoise et birmane. Leur chef fut sauvagement abattu. Des prisonnier se consolèrent dans l’espoir d’une évasion et d’une vengeance, d’autres dans la culture et la religion.



Distribution
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Robert Carlyle dans « 28 Weeks Later 28 »
Robert Carlyle joue le rôle du major Campbell dans le film de Cunningham.


- Adam Sinclair : Jocko ;
- Ciaran McMenamin : Ernest Gordon ;
- Greg Ellis : Primrose ;
- James Cosmo : McLean ;
- James McCarthy : Norman ;
- John Gregg : Dr. Coates ;
- Kiefer Sutherland : Lt. Jim Reardon ;
- Mark Strong : Dusty ;
- Masayuki Yui : Noguchi ;
- Pip Torrens : Foxworth ;
- Robert Carlyle : major Campbell ;
- Sakae Kimura : Ito ;
- Shu Nakajima : Nagatomo ;
- Winton Nicholson : Duncan ;
- Yugo Saso : Takashi Nagase.

Notes

[1David L. Cunningham est le réalisateur de La Petite Maison dans la prairie (Titre originaux : Little House on the prairie ; Little House : A New Beginning). La Petite Maison dans la prairie est une série télévisée américaine en 205 épisodes, d’après le roman de Laura Ingalls Wilder, La Petite Maison dans la prairie.

[2_

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Ernest Gordon


Ernest Gordon est né le 31 mai 1916 et mort en janvier 2002. Il était d’origine écossaise, et fut officier dans le régiment des Argyll and Sutherland Highlanders, Gordon a passé trois ans dans un camp de prisonniers de guerre (POW) de la rivière Kwaï à Kanchanaburi pendant la Seconde Guerre mondiale.
Gagné par la foi pendant sa captivité, Gordon a fait des études religieuse au Theological Seminary à Hartford dans le Connecticut et à l’Université de Glasgow. Il a été ordonné pasteur de l’Église d’Écosse à Paisley Abbey en 1950.
Après avoir émigré au États-Unis, il prêcha pendant un an dans les églises de Amagansett et Montauk à Long Island. En 1954, Gordon entra à l’Université de Princeton comme aumônier presbytérien et fut occupa le poste de doyen de la chapelle de 1955 jusqu’à la fin de sa vie en 2002.
Gordon est à l’origine d’une légende, Le miracle de la rivière Kwaï , dont voici ci-dessous une version tirée de Rumeurs d’un autre monde » de Philip Yancey, un apologiste du christianisme.

Ernest Gordon, officier anglais a été capturé pendant la deuxième guerre mondiale par les Japonais. Ils l’ont contraint à travailler à la construction de la voie ferroviaire Siam - Birmanie dans des conditions épouvantables. S’ajoutait à cela l’ambiance détestable du camp de prisonniers où régnaient le chacun pour soi et la haine.

Un événement se produisit qui fut le début d’un changement parmi les prisonniers.
Un garde japonais affirma qu’il manquait une pelle et menaça de tuer tout le groupe si le fautif ne se dénonçait pas. Et il pointa le fusil sur le premier de la file.
À ce moment-là, un prisonnier sortit du rang et dit : « C’est moi ».
Et le garde l’exécuta sauvagement.

De retour au camp, l’inventaire quotidien des outils fit apparaître qu’aucun outil ne manquait. Le garde japonais s’était trompé dans son comptage.
Un des prisonniers se souvint alors de cette parole de la Bible : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».(Jean 15:13)

À partir de ce jour, les attitudes des prisonniers du camp changèrent.
Ils commencèrent à prendre soin des plus faibles. Les vols se firent de plus en plus rares.
Gordon, malade et très affaibli sentit ce changement : l’un nettoyait ses ulcères, un autre massait ses muscles atrophiés, un troisième lui apportait de la nourriture et un quatrième échangea sa montre contre des médicaments qui pouvaient soulager l’infection et la fièvre. Bientôt, il retrouva l’usage partiel de ses jambes.
Pendant qu’il reprenait des forces, on lui demanda d’animer un groupe de discussion sur l’éthique. (C’était connu qu’il avait étudié la philosophie).
Les conversations tournaient toutes autour de la question de savoir se préparer à mourir. Gordon, pour répondre, retrouva des éléments de la foi de son enfance.
Il devint, par défaut, l’aumônier du camp. Les prisonniers bâtirent une petite église et y prièrent chaque soir.

Chacun mit ses connaissances ou son savoir-faire au profit des autres. _ L’université de la jungle offrit ainsi des cours d’histoire, de philosophie, d’économie, de mathématiques, de sciences naturelles et l’étude de neuf langues différentes. Ceux qui avaient des talents artistiques fabriquèrent leurs propres peintures et organisèrent une exposition. Deux botanistes supervisèrent le potager spécialisé dans les plantes médicinales. Les musiciens fabriquèrent des instruments et bientôt le camp vivait au rythme des concerts.

Il y eut des transformations si profondes qu’à la libération, les prisonniers traitèrent leurs gardes sadiques avec miséricorde.
La vie de Gordon en fut aussi transformée : à son retour, il alla au séminaire et devint pasteur presbytérien, puis doyen de la chapelle de Princetown.
Il appela cet événement vécu dans le camp le miracle de la rivière Kwaï .
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