Sangkhlaburi, aux portes du Myanmar...

Baan Unrak , la Maison de la Joie

Baan Unrak, La Maison de la Joie en thaïlandais, a été créé en 1991 par la Fondation humaniste Neo. Le centre fourni aux enfants démunis et aux mères abandonnés une maison et un peu d’espoir dans un avenir meilleur.

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Wat englouti Sangklaburi
Province de Kanchanaburi. Photo Kanchatrek

Baan Unrak, a été fondée à l’initiative de Didi Ananda Devamala, de Vérone en Italie, et de la norvégienne, Didi Ananda Anuraga.

En décembre 2004, Baan Unrak a ouvert sa propre école. C’est la seule école anglophone du district. Actuellement, elle compte 150 élèves inscrits. Un centre de tissage produit une gamme de poupées et de produits artisanaux. Il est financé par le Ministère de la protection sociale du gouvernement thaïlandais comme moyen de subsistance pour les mères célibataires abandonnées par leur mari.

Baan Unrak est situé dans Sangkhla Buri, Kanchanaburi, à l’ouest de la Thaïlande, une région reculée, près de la forêt tropicale, ravagée par la pauvreté et la maladie. Le trafic d’êtres humains et l’exploitation forestière illégale sont les principales industries de Sangkhla Buri. Un afflux de réfugiés et les immigrants fuyant la guerre et l’esclavage forcé en Birmanie, a ajouté aux problèmes économiques de la région, y compris un taux de chômage élevé.
Cette ville-frontière abrite de nombreuses communautés : Birmans, Karen, Môn, Lao et Thaï bien sûr. Sangklaburi est traversée par un grand lac de barrage. Celui-ci a submergé tout un village et, selon la saison, on peut encore voir les flèches de l’ancien temple du village émergeant à la surface de l’eau [1]. En traversant un long pont de bois dont la structure peut inquiéter quelque peu [2] on découvre le village môn. Les Môn sont l’un des plus anciens groupes ethniques d’Asie du Sud-Est. Durant les périodes de guerre avec le groupe dominant des Birmans, de nombreux villageois môn fuyaient les combats en traversant la frontière jusque dans le royaume de Siam [3]. Ces réfugies issus de minorités ethniques ne possèdent aucun statut politique, ne peuvent pas travailler légalement, ni envoyer leurs enfants à l’école publique thaïlandaise. Ils sont exploités par la police, l’armée et l’administration.

Dans le village, de petites maisons traditionnelles en bois aux murs en treillis de bambou jalonnent des ruelles boueuses à la saison des pluies. Des poules hautes sur pattes picorent de ci de là. Des chats et des chiens somnolent, un œil ouvert , dans la chaleur. De petits ateliers artisanaux proposent des stylos en bois et divers autres produits destinés principalement aux rares visiteurs. Les môn sont d’une gentillesse et d’une courtoisie déconcertantes.
Des maladies comme le paludisme, la typhoïde et la dysenterie et les problèmes de santé liés au manque d’assainissement restent un fléau de la zone Sangkhla Buri pour les populations reculées. L’hôpital de Sangkhla Buri ne couvre pas correctement la zone pauvre en infrastructures routières et les villageois éloignés dans la forêt tropicale meurent souvent avant d’atteindre l’hôpital. Les postes de santé avancés dans la forêt tropicale ne peuvent pas faire grand chose pour les aider.

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Village môn de Sangklaburi
Province de Kanchanaburi. Photo Kanchatrek


L’industrie touristique locale en pleine expansion pourrait contribuer à améliorer la situation. Les touristes attirés par la beauté naturelle de la région et des sites historiques peuvent séjourner dans quelques hôtels comme le réputé P Guesthouse. Ils offrent des rafting sur le lac, des balades


Site Internet
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Carte Baan Unrak

Notes

[1Suite à la sècheresse de l’année 2010, le temple est entièrement visible, on peut même le rejoindre à pied.

[2Ce pont en bois est le plus long pont de ce type en Thaïlande. Il est en réfection en cette fin d’année 2010

[3Les combats de décembre 2010 entre les militaires de la dictature et les rebelles karens ont vu des milliers de paysans fuir en Thaïlande