Éphémérides

19 mai

19-20 mai 2010
Assaut meurtrier contre les Chemises rouges à Bangkok : l’armée lance une offensive et parvient à prendre le contrôle du campement fortifié que des manifestants antigouvernementaux occupent depuis six semaines dans le quartier d’affaires de Bangkok.

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19 mai 2010 à Bangkok
L’armée tire sur les manifestants

Tôt à l’aube plusieurs centaines de policiers, militaires et des dizaines véhicules blindés chinois ont convergé vers le quartier occupé par les manifestants des Chemises rouges, à Bangkok.
Des véhicules de transports de troupes, équipés de mitrailleuses on déposé des soldats cagoulés, portant des armes à feu.
Le gouvernement avait refusée toute négociation.
« Les négociations sont finies maintenant  », a déclaré le Lertrat Rattanavanich, un des membres du Sénat qui avaient tenté une médiation entre le gouvernement et les Chemises rouges. « Le gouvernement a décidé d’appliquer la loi de manière décisive. Les signaux indiquent que l’armée va sans aucun doute gagner, mais les pertes seront insupportables », a-t-il ajouté lors d’une interview télévisée.

Les chefs des Chemises rouges, se rendent et appellent les manifestants à cesser le mouvement. L’armée procède avec brutalité à de nombreuses arrestations. Des groupes incontrôlés [1], des banques, la bourse, un centre commercial et d’autres bâtiments sont incendiés. Le gouvernement en prend prétexte pour étendre l’état d’urgence, déjà imposée à Bangkok, à sa banlieue et à 23 provinces, dont celles du nord-est du pays, dont la population est majoritairement favorable aux Chemises rouges. Les opposants au gouvernement, qui sont souvent des partisans de Thaksin Shinawatra renversé par un coup d’État de l’armée en 2006, demandaient la convocation d’élections législatives immédiates, car l’accession au pouvoir en 2008 d’Abhisit Vejjajiva, s’est déroulée dans des conditions plus que contestables.
Le Premier ministre mis en place par la junte, Abhisit Vejjajiva, a présidé l’un des évènement les plus sanglants de l’histoire de la Thaïlande parce qu’il ne voulait pas affronter les électeurs [2].

Notes

[1La présence de provocateurs des Chemises jaunes et du pouvoir sont avancés par certains observateurs. Le gouvernement a en effet choisi la violence pour discréditer les Chemises rouges.

[2Lire l’édifiant article Le politicien thaïlandais de l’année 2010 ?