La bactérie E. coli des avocats espagnols inoffensive

La bactérie découverte sur des avocats importés d’Espagne n’est pas de la même souche que celle qui a tué trente personnes en Europe.

Les autorités thaïlandaise ont annoncé vendredi que la bactérie E. coli n’est pas de la même souche que celle qui a fait trente victimes en Europe. Cette bactérie «  ne pose pas de danger sanitaire, alors les autorités ont autorisé l’importation des avocats », a confirmé Jurin Laksanawisit, ministre de la Santé publique.

La Thaïlande avait annoncé jeudi dernier [1] qu’elle avait détecté des bactéries E. coli sur une cargaison d’avocats venus d’un pays européen non précisé [2] et qu’elle attendait des résultats d’analyse. Le ministre a précisé que c’est à la suite d’un contrôle à l’aéroport Suvarnabhumi, qu’un échantillon de deux kilogrammes d’avocats en provenance d’Espagne avait révélé la présence de bactéries E. coli.
En Europe, l’épidémie est due à une souche rare et très virulente de la bactérie E. coli entérohémorragique
 [3], qui se traduit par des diarrhées sanglantes et peut entrainer des troubles rénaux parfois mortels [4], a fait trente morts la majorité en Allemagne.


[1Jeudi 9 juin 2011

[2L’Espagne en fait

[3Eceh - Escherichia coli - colibacille - E. coli, sont les noms d’une bactérie intestinale très commune chez l’être humain. Découverte en 1885 par Théodore Escherich, dans des selles de nourrissons, c’est un coliforme fécal généralement commensal (Le commensalisme est une exploitation non-parasitaire d’une espèce vivante par une autre espèce.). Certaines souches d’E. coli sont pathogènes entrainant alors des gastro-entérites, des infections urinaires, des méningites, ou des septicémies.

[4Syndrome SHU  : Syndrome hémolytique et urémique.
La forme clinique la plus fréquente est toujours précédée d’une diarrhée, généralement sanglante.
La maladie peut évoluer vers de complications multiviscérales, touchant plusieurs organes simultanément. Les complications peuvent être l’atteinte rénale et hématologique, des convulsions, le coma, l’obnubilation, des troubles de la conscience des myocardite, des péricardite, des pancréatite, un diabète sucré transitoire.
Les complications digestives, sont propres au syndrome hémolytique et urémique « typique » : perforation colique, prolapsus rectal ou invagination intestinale aiguë.