Esclavage en Thaïlande

Un rapport américain sur l’esclavage accuse la Thaïlande et la Russie

La diplomatie américaine a dévoilé, lundi 27 juillet, un classement des pays les moins engagés contre l’esclavage moderne.

La Malaisie et la Thaïlande, au cœur des migrants

La Malaisie, qui avait dégringolé l’an passé en queue de classement, est remontée d’un cran, provoquant la colère d’associations des droits de l’homme. Malaisie et Thaïlande, voisines en Asie du Sud-Est, sont au cœur de la route des migrants musulmans rohingyas, minorité persécutée en Birmanie.

La plupart des pays épinglés – dont l’Iran, le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, la Libye, le Yémen, la Corée du Nord et le Zimbabwe – étaient déjà au plus bas de ce rapport annuel minutieusement confectionné par la diplomatie américaine et dévoilé par son patron John Kerry.

Lutter contre l’esclavage, une priorité pour Obama

Les pays relégués en catégorie 3 sont accusés de ne pas respecter les normes internationales et de ne pas faire d’« efforts significatifs » en matière de lutte contre la traite d’êtres humains. La Russie figure dans cette catégorie infamante depuis au moins 2013, ce qui avait provoqué la fureur de Moscou à l’époque. La Chine, en revanche, était remontée d’un cran en 2014, au rang 2 « sous surveillance » et y demeure.

D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), l’esclavage représente encore aujourd’hui l’équivalent de 136 milliards d’euros de bénéfices par an, dont environ 90 milliards pour l’industrie du sexe. Lutter contre ce phénomène est une priorité de l’administration Obama.