Abhisit lance sa campagne à Kanchanaburi

Le Premier ministre intérimaire [1] thaïlandais et dirigeant du Parti démocrate, Abhisit Vejjajiva, est venu à la tête de son équipe, pour lancer la campagne électorale, dans la province de Kanchanaburi le vendredi 20 mai 2011.

Accompagné du vice-ministre du Commerce [2] et dirigeant du Parti démocrate Alongkorn Ponlaboot, de deux anciens députés de Kanchanaburi, Parames Photharakul et Pracha Photipipit, et du candidat à Kanchanaburi, Chatphan Dejkitsunthorn, Abhisit visité un village môn de Nong Khao dans l’amphoé de Tha Muang vendredi matin pour écouter les doléances des agriculteurs locaux et promouvoir la politique proposée par le Parti démocrate, avec l’assurance d’un revenus pour eux, qui augmenterait leurs gains de 25 % [3].

Le Premier ministre non élu a déclaré qu’il voulait que les gens participent à l’élection de leurs prochain Premier ministre et du gouvernement fondé sur les règles démocratiques [4].
Le favori des généraux a parlé de retour du pouvoir au peuple et a souhaité, sans vergogne, un scrutin démocratique en juillet 2011, l’électorat thaïlandais aurait vraiment la liberté de faire son choix.

Abhisit et son équipe ensuite visité le Wat Rai Khing dans la province centrale de Nakhon Pathom dans l’après-midi où ils ont présenté les politiques éducatives de leur parti. Au cours de son discours, une femme de 44 ans, Manachaya Sureepong, dont les parents sont parmi les Chemises rouges victimes de la répression du gouvernement à Ratchaprasong le 19 mai , t passé au travers de la la sécurité et s’est approché d’Abhisit.
Elle a crié : « Si vous voulez nos voix, nous présentez-nous vos premières excuses. » en ajoutant que ceux qui ont été blessés n’ont reçu aucune aide de son gouvernement.


[1Abhisit n’a pas été élu mais mis en place à la suite du coup d’Etat de 2006, de décisions de justice prononcées pas des magistrats nommés par la junte, et d’un renversement d’alliance imposé au petits partis par l’armée.

[2Deputy Commerce Minister

[3Ça ne mange pas de pain et ça ne coute que des paroles, avec Thaksin au moins c’était du concret du liquide ironiseront certains.

[4Pour un Premier ministre mis en place par un coup d’Etat, qui a fait massacrer et emprisonner ses opposants, bloqué 400.000 pages Web, interdit la presse et les médias d’opposition, ça ne manque ni de sel ni de piment